Notre histoire
On pourrait vous accueillir en vous disant que nous avons tout compris, que notre couple est un modèle et notre vie un long fleuve tranquille. Ce serait faux — et surtout, ce ne serait pas nous.
Nous sommes un couple qui s’aime, se dispute, se répare et rit beaucoup. Si nous accompagnons aujourd’hui d’autres femmes et d’autres hommes, c’est d’abord parce que nous avons nous-mêmes traversé, cherché, et trouvé. Voici nos deux histoires — et celle que nous écrivons désormais ensemble.
Jelena
Si je peux vous accompagner sur ce chemin, c’est que je l’ai d’abord parcouru moi-même.
J’ai vécu ce qu’on appelle une amnésie traumatique. Victime d’un abus à l’âge de trois ans, ce souvenir est resté enfermé dans ma mémoire pendant des années, avant de refaire surface il y a une dizaine d’années. Sans le savoir, j’avais grandi avec ce qu’il avait laissé en moi : une dépendance affective qui me poussait à tout faire pour être aimée, une incapacité à me positionner et à dire non, et une difficulté immense à reconnaître ma propre valeur — je ne la voyais que dans le regard des autres.
J’ai cherché, essayé plusieurs approches. Puis j’ai rencontré une praticienne en thérapie brève, quelque part entre la psycho-éducation et la libération émotionnelle profonde. Le changement a été si net, si rapide, que je suis ressortie de là avec une certitude : « Je veux savoir faire ça. »
C’est devenu mon métier. Aujourd’hui, à travers la Thérapie Manuelle et Cognitive et la libération émotionnelle, j’accompagne celles et ceux qui veulent, eux aussi, se réconcilier avec qui ils sont.
Sébastien
Pendant longtemps, j’ai cru qu’il fallait être fort. Fort pour encaisser, pour avancer, pour porter, pour protéger ceux qu’on aime. Et puis la vie m’a appris autre chose : que derrière la force se cachent souvent des peurs et des blessures qui demandent simplement à être vues.
Très jeune, j’ai connu la peur de perdre un être cher. Plus tard, il y a eu le deuil, la séparation, les conflits familiaux, les responsabilités d’un père, l’accompagnement de mes enfants dans des moments où tout semblait vaciller. J’ai dû apprendre à lâcher prise, à reconstruire, à comprendre ce qui se rejouait derrière les schémas qui revenaient.
Chacune de ces épreuves m’a rendu plus à l’écoute, plus compatissant, plus humain. C’est elle qui m’a conduit vers l’accompagnement, le travail émotionnel et le transgénérationnel. Je ne prétends pas détenir la vérité. Je suis un homme qui a beaucoup cherché, beaucoup traversé — un père, un compagnon, un accompagnant — et qui a choisi de mettre son écoute et son cœur au service des autres.
« Amour et communication. »
Notre promesse, tatouée sur le bras
Notre rencontre
Jelena — Quand j’ai rencontré Sébastien, il y a trois ans, j’ai eu l’impression de le retrouver. Comme si nous nous connaissions depuis toujours. La complicité a été instantanée, déroutante. Nous nous sommes fait une promesse, que nous portons aujourd’hui tatouée sur le bras : Amour et communication. Nous sommes co-capitaines du même bateau, toujours, profondément soutenants l’un envers l’autre. Et ça, pour moi, c’était nouveau.
Sébastien — Ce qui m’a touché chez Jelena, c’est sa douceur, sa sincérité, sa façon d’être pleinement elle-même, sans masque. Entre nous, nous avons choisi la vérité, même inconfortable. La communication, même quand elle demande du courage. L’amour, même quand il nous invite à grandir.
Et au quotidien ? Tout n’est pas toujours rose — il nous arrive de ne pas être d’accord, de claquer une porte, de faire voler une tasse à travers la pièce. Mais seulement parfois. Le reste du temps, c’est lui qui porte mon sac à dos jusqu’au bureau même quand il est couvert de paillettes, qui sait où sont mes clés quand je les cherche, qui me fait lâcher mon ordinateur pour que je ne m’épuise pas, qui me fait rire aux larmes, et qui me regarde comme une princesse — apprêtée ou en pyjama, les cheveux en bataille. C’est ce quotidien-là, doux et sécurisant, qui nous tient. Pas les feux d’artifice.
Nous n’avons pas de leçon à donner. Juste une conviction, née de tout ce que nous avons traversé : derrière chaque blessure se cache une force, et derrière chaque être humain, un potentiel qui ne demande qu’à être révélé.